La littérature yiddish s'est considérablement développée entre la fin du XIX ème siècle et bien après la deuxième guerre mondiale.

Des milliers de livres, romans, poèmes, manuels, livres pour enfants ont été écrits en Yiddish et n'ont jamais été traduits.

Vous trouverez ci dessous des critiques de livres,  et quelques extraits de mes livres préférés.

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L'auberge de mon père-Isac Horowitz
Publié en 1953 en yiddish, le livre raconte l'histoire personnelle de l'auteur dont les parents possédaient une auberge en Roumanie au début du 20ème siècle. Le livre est joliment illustré.
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Tsu a nay leben- Jakob Egit
Une expérience de vie juive en Pologne après 1945
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Fun der un yene velt-פון דער און יענע וועלט
La nouvelle intitulée la mort de Jésus en Pologne, a été publiée pour la première fois le 29 mars 1935 dans le numéro de jubilé du Frayer Arbeter Shtime à New York à l'occasion des 35 ans de sa parution. Elle reparaitra en 1974 dans le recueil:
Fun der un yener velt- De ce monde et de l'autre, comprenant 4 nouvelles : La mort de Jésus en Pologne, Une expérience à Berlin, Un dixième pour l'office, et Leyb.

Résumé :
Cette nouvelle se situe en Pologne, à Cracovie en 1919, dans la basilique Marie, célèbre pour l’œuvre monumentale de Jan Wit Stwosz . Le créateur est face à son œuvre, Jésus, et l’implore d’agir pour empêcher le massacre des juifs, victimes expiatoires de la guerre d’indépendance.
Attentif à ses suppliques, Jésus, à son tour demande à Dieu de le libérer de ses entraves pour aller porter la bonne parole. Un miracle se produit et il est libre de ses mouvements.
Il sort de l’église, mais son apparence dépenaillée, sa barbe hirsu
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L'histoire surprenante d'un modeste pain : LE BAGEL
Résumé partiel du livre de Ms. Maria Balinska
The Surprising History of a Modest Bread
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Moses (Moïse) Mendelssohn
Résumé d'une petite biographie pour enfant de la vie de Moïse Mendelssohn et de quelques extraits du fascicule
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100 ans de théâtre Juif à Paris
Né à Varsovie en 1899, Yehezkel Kornhendler quitte la Pologne en 1922 et vit à Paris depuis 1924. Journaliste, écrivain, il s'intéresse particulièrement à l'histoire des Juifs à Paris. Dans le second tome de son livre, Yidn in Pariz, il dédie un chapitre à l'histoire du théâtre Yiddish à Paris. Le livre parut en 1981. En voici un extrait.
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LES MAISONS RACONTENT
Chapitre X du livre de Kornhendler. Il nous invite à une promenade à la découverte de maisons à Paris ou des juifs auraient vécu .
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Extrait des mémoires de Shalom Shvartsbart -In Krig mit zikh aleyn 

Souvenirs d’un engagé volontaire pendant la première guerre mondiale

Engagés volontaires  juifs, place de la Bastille, au premier jour de la mobilisation ,

le 01.08.1914

Chapitre 6- Friedman (extrait)

A Lyon nous avons retrouvé le groupe d’engagés volontaires suisses qui étaient venus de la Suisse française et allemande, et attendait leur tour d’être envoyé au front. Dans le groupe suisse, il y avait beaucoup d’étudiants juifs russes que l’on n’avait pas accepté dans les universités et toutes sortes de révolutionnaires qui s’étaient échappés des griffes tsaristes ou des prisons russes.la majorité d’entre eux travaillaient dans l’industrie horlogère.
Ils étaient tous venus avec la même idée.se battre contre l’Allemagne militariste.

De nombreux Parisiens s’étaient liés d’amitié avec les Suisses par l’intermédiaire de Friedman qui était venu avec le groupe suisse. Friedman avait vécu à Paris et retrouvait ici r beaucoup de ses connaissances parmi les engagés volontaires parisiens.
Friedman était originaire d’un petit village d’Ukraine .C’était un révolutionnaire qui était passé par beaucoup de prisons. Il était arrivé de Russie fin 1905, quand on cherchait à nouveau les révolutionnaires libérés et deportés.il était passé par l’Allemagne, l’Autriche- Hongrie, l’Italie, la France pour finir par travailler en Suisse .il est arrivé avec un groupe d’étudiants russes et d’ouvriers qui ont rejoint les rangs des engagés volontaires dans l’armée républicaine française. Dans le même groupe, il y avait des cosaques, qui peu de temps auparavant brandissaient les épées et le fouet, et était devenus les meilleurs amis. Les ouvriers et étudiants le leur rendait en leur donnant de bons conseils et en leur apprenant à lire et à écrire le russe et le français. Friedman était le pivot du groupe suisse. Quand il y avait un problème on veniat le voir directement.
C’est ce qui s’est passé quand les éducateur s militaires ont ordonné que tous les engagés se fassent couper les cheveux, les raser entièrement. Les gens ses sentaient contrariés et humiliés
-Et quoi encore. Et si quelqu’un veut porter les cheveux longs ?qui ça dérange ?
Et on a commencé à se révolter. Nombreux étaient ceux qui se protégeaient en allant de l’autre côté de la caserne. D’autres refusaient tout simplement d’enlever leurs chapeaux malgré que l’on leur ait ordonné. On en arriva à ce que le coiffeur s’approche en silence d’un soldat, lui arrache le chapeau et commence à le couper. Heureusement que Friedman s’en est mêlé sinon on ne sait pas jusqu’où cela aurait pu aller.
-On vous coupe les cheveux afin qu’ils ne soient pas sales et que vous n’attrapiez pas de maladie. Le discours produisit son effet.
Un incident semblable se produisit quand les vieux légionnaires du Maroc, nos éducateurs militaires se sont mis à insulter les engagés volontaires à tout bout de champ :
-Paresseux, bons à rien, vous vous êtes engagés ‘’pour la gamelle’’. Les recrues étaient tellement en colère que l’on décida de se plaindre aux plus hautes autorités, se plaignant que si l’on n’obtenait pas une réponse satisfaisante, on ferait la grève de la faim.

Friedman s’est opposé à leur plan et leur a demandé de les ignorer. Cependant, Il prit l’initiative de protester moralement contre cette insulte : ‘‘S’engager pour la gamelle’’


C'était  la veille de Yom Kippour. Nous étions convenus que nous jeunerions le lendemain en signe de protestation. Cela signifierait premièrement, que nous n’étions pas des « bouffeurs », et que nous pouvions nous passer de manger pendant 24 heures tout en continuant à pratiquer les exercices. Deuxièmement, nous achèterions ensemble de la nourriture pour montrer que nous n’avions pas tant besoin que ça de leur gamelle.
Et c’est ce qui s’est passé. A la fin de Kippour, après les exercices, nous nous sommes réunis, avons posé sur la table notre propre saucisson, du pain blanc, de la bière et avons mangé bruyamment et lentement.
Nous avons déclaré aux éducateur militaires qui se trouvaient à proximité qu’ils voient bien que nous nous étions engagés pour la ‘’gamelle’’ et à quel point les Juifs étaient pressés de manger.
Les officiers ont loué la cohésion et l’unité des juifs. De honte, les sous-officiers et instructeurs qui leur reprochaient ‘’ la gamelle’’ sont sortis de la caserne et ne sont pas présentés de toute la soirée. Les engagés volontaires des autres nations qui avaient assisté au spectacle ont applaudi à l’idée de notre protestation, qui eut l’effet moralisateur escompté.

Engagé volontaire juif, illustrant la ‘’gamelle’